Les grossesses, l’allaitement, les variations de poids distendent la peau et peuvent progressivement faire tomber la poitrine : c’est la ptose mammaire. Il y a alors trop de peau par rapport au contenu du sein (la glande mammaire). Deux options s’offrent alors.
Si vous ne désirez pas d’augmentation de votre volume mammaire, il faudra simplement retirer de la peau en surface du sein pour le « concentrer » et donc le remonter. Cette intervention s’appelle une mastopexie, ou encore lifting mammaire, et porte encore le nom de cure de ptose mammaire. Elle dure moins de 2 heures et peut se faire en ambulatoire. La cicatrice finale sera autour de l’aréole, verticale à la partie inférieure du sein, et dans le sillon sous-mammaire. C’est ce qu’on appelle une cicatrice en T inversé, bien que le nom de cicatrice en ancre marine soit plus approprié. Plus rarement, une cicatrice péri-aréolaire seule peut suffire, mais il faut que la ptose soit très modérée au départ. La cicatrice reste rouge pendant un an environ, et doit absolument être protégée du soleil tant qu’elle est immature.
Mastopexie bilatérale à cicatrices en T inversé. Les cicatrices restent rouges pendant plusieurs mois, puis s’estompent après un an environ.
Si vous désirez augmenter en même temps votre poitrine, il faudra soit ajouter des prothèses mammaires pendant la même intervention, soit pratiquer une injection de votre propre graisse prélevée par liposuccion. Cette intervention s’appelle une mastopexie d’augmentation, et dure environ 3 heures. Elle peut se faire en ambulatoire. La cicatrice finale dépendra du volume mammaire souhaité. Plus le sein obtenu sera gros, moins il sera nécessaire de retirer de peau, et donc moins il y aura de cicatrices (le minimum étant une cicatrice péri-aréolaire seule, le maximum étant la cicatrice en T inversé ou ancre de marine si la peau est très distendue).
Mastopexie d’augmentation avec insertion de prothèses rondes et résection cutanée par des cicatrices péri-aréolaires. La cicatrice en T inversé n’est pas utile dans ce cas, car l’augmentation de volume par prothèses permet déjà de retendre en partie la peau.